Mais comment fais-tu ? Quelle chance tu as !

« N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive…et tu seras heureux »  - Epictète (50 - 125/130)

Donnez-moi un marteau, je verrai des clous partout
Il était un fois, un couple qui avait décidé de changer de voiture. C’est donc tout naturellement qu’ils se rendirent chez les concessionnaires automobiles les plus proches de chez eux, et décidèrent, heureux, d’acheter un véhicule d’une marque presque totalement inconnue, de couleur jaune bouton d’or. Plus tard, sur le chemin du retour à leur domicile, quelle ne fut pas leur stupeur en croisant à chaque carrefour la sœur jumelle de leur future voiture fraîchement commandée ; la même ! Même modèle, même couleur ! Peut-être avez-vous déjà vécu ce genre d’expérience ?! Généralement, dans cette situation, nous pouvons parler de hasard, de coïncidences. Dans mon métier, on appelle ça la synchronicité(1), d’autres, sous un angle résolument pessimiste, parlent de la loi de Murphy(2)!

Tenez, autre approche. Si vous voulez, je vous donne 10 secondes pour regarder autour de vous combien vous comptez d’objets de couleur rouge ? Tic, tac, tic, tac. Stop ! Très bien. Maintenant, combien avez-vous vu d’objets verts ?

Cette mécanique mentale est liée à une partie de notre cerveau qui s’appelle le Système d’Activation Réticulaire (S.A.R.). En fait, nos yeux captent plusieurs milliards d’informations à la seconde mais n’en retiennent que 0,0005%. Tout retenir est impossible, cela nous rendrait fou, donc, pour nous protéger, notre S.A.R. agit comme un filtre pour laisser arriver dans notre conscience (par nos 5 sens) ce que nous avons envie de percevoir, mais aussi ce qui est lié à nos réflexions du moment.

Un dinosaure rose avec des points bleus ciel
Et si vous favorisiez le hasard pour réussir dans vos domaines de vie qui vous sont essentiels (famille, amour, affaires…). La bonne nouvelle, c’est que si vous envoyez volontairement des messages positifs à votre conscience, des messages qui font sens pour vous, (à l’aide d’images de préférence), vous allez conditionner votre S.A.R. à ce qu’il fasse tout pour vous aider. Il va vous créer, dans votre vie, vos synchronicités, ainsi, vous trouverez ce qui est bon pour vous, ce que vous voulez.

Attention, votre S.A.R. se nourrit de tout ce que vous lui donnez, et en plus, quand vous parlez, il ne comprend pas les négations dans les phrases que vous formulez. Si vous dites « pas mal », il voit « mal » ; si vous dites « pas de soucis », il intègre « soucis », si vous lui demandez de ne pas dessiner un arbre, il voit … un arbre. Pour finir, je vous demande de ne pas penser à un dinosaure rose avec des points bleus ciel…

A vous de choisir votre vie
Même si, selon Lao Tseu : « Celui qui sait se satisfaire aura toujours le nécessaire », à vous maintenant, matin, midi et soir, de nourrir votre S.A.R. de vos directives courtes, précises et positives sur ce que vous voulez exactement (là, c’est ce mot exactement qui est important). Vu sous un autre angle, à vous de vivre la vie que vous avez imaginée en provoquant votre hasard !

Surtout, ne croyez pas ce que j’écris, expérimentez-le.

Pascal LEFEUVRE 

La synchronicité(1) selon Carl Gustav JUNG, c’est l'occurrence simultanée d'au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit -

Loi de Murphy(2) est un adage qui s'énonce de cette manière : « Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner »

Humanisme et Argent !

« Paradoxalement, les sociétés qui se focalisent sur les valeurs plutôt que sur les profits, finissent pas améliorer leurs résultats » - Charles GARFIELD
L’argent, l’argent, l’argent !
Il est probable que dans notre éducation judéo chrétienne, ce sujet soit tabou … Et pourtant, qu’il n’y ait pas de malentendu, bien entendu qu’une organisation, quelle qu’elle soit, doit gagner de l’argent. L’argent qui fait vivre un foyer, c’est aussi l’oxygène de l’entreprise. Bien sur qu’il est facile (oui, facile !) d’allier performance économique et humanisme. C’est même pire que ça, c’est qu’à notre époque, il est vital pour les entreprises, toute organisation, de conjuguer mieux être et performance, d’associer le développement du capital humain au profit des performances, dont économiques.

Tiens, en attendant je fais cette parenthèse… si vous en avez envie, faites ce petit test très très révélateur ! Prenez une feuille blanche et de quoi écrire puis notez tout en haut de cette feuille tout ce qui vous passe par la tête, sans réfléchir, pour répondre à : « L’argent, c’est : …. » (« Source de bonheur » ; « futile » ; « le début des soucis avec mon banquier » ; « des voyages pour ma famille » ; etc.), vous aurez la suite de la consigne à la fin de ce manifeste.


           « être » d’abord puis « faire » ensuite pour enfin « avoir »
Contrairement à ce que l’on pense, il est plus facile d’essayer de se changer soi même, que de vouloir changer les autres, donc, par exemple, comment faire évoluer sa relation à l’argent ? Allez, je vous propose une clé ! Attention … c’est parti : Le premier pas est de commencer à travailler sur soi pour « être » (être, ça peut-être le développement de son capital humain), puis « faire » pour enfin « avoir », (l’abondance, l’enrichissement, dont l’argent) et non, comme c’est très souvent le cas, l’erreur majeure qui consiste à attendre d’« avoir » pour « faire » puis « être ». La chronologie de ce premier pas est fondamentale et ultra puissante. « Être », c’est rayonner naturellement vis-à-vis de tout ce qui nous entoure, ensuite, le « faire » devient simple, naturel, notre énergie inépuisable est au maximum, sans effort, alors, arrive tout naturellement l’ « avoir », dont l’argent. La boucle est bouclée.

L’ « avoir » est le fruit du « faire » découlant tout naturellement de l’alignement de notre « être ». Pour ça, regardez par exemple les travaux de Viktor FRANKL (la sublimation de l’humain et la mise à jour constante de ses valeurs) ou le principe de l’entéléchie. Il n’y a plus qu’à se trouver.

Surtout, ne croyez pas ce que j’écris, expérimentez le !

Pascal LEFEUVRE

Au fait, quant à votre test ci-dessus, remplacez « argent » par « je » et cela devient alors « je suis source de mon bonheur » ; « je suis futile », bonne réflexion …

" 1+1=11 ! "

  « Un groupe de passagers dans un bus n’est pas une équipe … Elle peut le devenir si le bus tombe en panne ! »
Jean Paul SARTRE (1905-1980)


Un réflexe à cultiver

Ressource essentielle en période de fortes mutations économiques, la capacité d’adaptation des organisations est un réflexe à cultiver. Or, plus nous favorisons les relations humaines, plus l’orchestration collective est naturelle. Mais, comment réussir à impliquer tous les collaborateurs, à tous les niveaux, dans la mise en œuvre de ces adaptations vitales !

Il est, bien entendu, de la responsabilité du Comité de Direction de communiquer clairement aux collaborateurs sur les projets et la stratégie … mais comment, ensuite, donner à chacun, à tous les niveaux de l’organisation, les moyens instantanés de participer efficacement  aux évolutions en cours, quelque soit son niveau de responsabilité ?

Les groupes de pairs 
Et bien, je vous propose les groupes de pairs (appelés aussi groupes métiers, groupes d’analyse, groupes d’échanges de pratiques, groupes de co-développement, groupes projet, groupes de supervision, groupes d’Intervision, etc.) ; Bien animé(1)  ce processus collectif est d’une puissance redoutable.

Au-delà de mieux se connaitre, et individuellement, et collectivement, le groupe de pairs permet à chaque participant d’inventer ses manières inédites pour remplir sa fonction, d’interagir, de s’inscrire dans les objectifs de l'organisation, de développer face aux changements, ses solutions professionnelles concrètes, solutions répondant tout naturellement aux enjeux de l’organisation !
L'expérience montre que les bénéfices de ces groupes sont multiples. Les gains engrangés se répercutent dans les actes quotidiens, ceux qui sculptent la culture d’une organisation, ses valeurs, pour au final, conditionner ses performances ; dit autrement, ils permettent d’associer la croissance personnelle des participants au profit des performances économiques de l’organisation.

Autre particularité de ces groupes de pairs, ils produisent, durablement, un développement naturel de l'autonomie et d’entraide entre collaborateurs.

Surtout, ne croyez toujours pas ce que j’écris, vérifiez le, mais, depuis St Thomas d’Aquin(2) (1225-1274), hier en fait, nous savons que  « le tout est plus grand que la somme de ses parties »

Un plus un font donc plus que deux !

Pascal LEFEUVRE
  

(1)  c’est certainement la chose la plus importante de ce manifeste…
(2) « Les pages les plus célèbres de la philosophie occidentale » - Denis HUISMAN Editions PERRIN




Fédérer émotions et comportements

 « Nous sommes ce que nous pensons… Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde »
Siddhârta Gautama (VIe siècle av. J.-C. ou Ve siècle av. J.-C.) dit le Bouddha

Quatre émotions de base
Protéger quelqu’un de triste ! Pourquoi globalement ça ne sert à rien ? Partons sur l’idée qu’il existe quatre grandes émotions de base : La tristesse, la colère, la peur et la joie. Vous pouvez facilement imaginer que seule la joie est plutôt facile à vivre, à « gérer ». La joie est source d’énergie positive. Pourtant, les trois autres, plutôt négatives, sont aussi constructives in fine (in fine car le tout c’est d’en sortir !) parce que génératrices d’épreuves, ces moments de vie qui nous font conscientiser, avancer.

A ces quatre émotions de base sont associés les attentes, les sentiments suivants : Le réconfort, le changement, la protection et le maintien ; c'est-à-dire qu’une personne triste est en recherche de réconfort ; qu’une personne en colère à besoin de changement, de nouveauté ; la peur demande d’être protéger ; la joie demande que cela dure. Si ces contextes sont vrais dans les relations professionnelles, ils le sont bien entendu aussi dans les relations personnelles.

Deux choses me paraissent importantes à savoir maintenant :
 - Lorsque que vous croyez percevoir un sentiment chez quelqu’un  vous pouvez penser que c’est peut-être une façon de demander…
 - Intervertir vos réponses, ne pas donner le bon retour à l’émotion concernée, est, chez l’autre, source de sentiment négatif.
  
Modifier nos comportements
Pour mémoire, notre émotion apparaît lorsque notre pensée s’approprie une sensation ! Ça dure un milliardième de seconde cette mécanique là !

Allez, plus précisément, la chronologie de cette mécanique c’est : perception puis sensation, puis pensée, puis émotion et enfin comportement. Si vous travaillez sur votre perception des choses, et bien vous saurez modifier, voire pourquoi pas, sublimer, vos comportements (avec la vision par exemple, comme le skieur de compétition au départ de sa course qui visualise mentalement sa descente en slalom). Profitez en, votre cerveau ne fait pas la différence entre ce que vous voyez et ce que vous imaginez…

Surtout, ne croyez pas ce que j’écris, expérimentez-le !


Pascal LEFEUVRE

Lorsque tu n'es pas dans tes mots, tu n'es qu'un bruit.

« Je suis maître de mon destin, capitaine de mon âme ... » 
William Ernest HENLEY (1849 - 1903)


Si exister est un fait, vivre est un art(1) !
Nous n’avons pas choisi de vivre, mais, il est primordial d’apprendre à vivre, au même titre que chanter, cuisiner, sculpter, etc. Tous mes clients viennent globalement me voir pour « être plus efficient », développer tout ce qui touche au « savoir-faire » ! Or, mon expérience basée sur plus de 34 années maintenant de recul sur ce sujet (ça peu faire vieux con mais c’est mon vécu, ce que j’ai compris) c’est que le mieux performer passe d’abord par le mieux être, et le mieux-être ça concerne avant toutes choses soi ! Vous êtes d’accord qu’il parait plus simple de commencer à se changer soi même que de vouloir changer les autres ; lorsque je sais en plus comment il est déjà difficile de se changer soi même, de modifier ses comportements… La clé pour, in fine, plus de performance c’est de d’abord travailler sur soi, son « savoir-être », au profit de son « savoir-faire ».
Faire avec
Arnaud DESJARDINS  a écrit : « La vie est un mouvement, plus il y a vie, plus il y a flexibilité, plus vous êtes fluide, plus vous êtes vivant ». Lorsque nous sommes fermés, coincé, rigide, les événements sont bloqués. Si nous sommes détendus et confiants, les événements arrivent. Nous devons nous interroger sur ce qui nous bloque pour être capable de lâcher prise, je dirai plutôt de faire avec. Néanmoins, le meilleur de soi reste difficile à définir et ce n’est pas surprenant puisqu’il est bien enfoui en nous. Il est enseveli sous des tonnes de peurs, d’attentes, de croyances négatives et d’expériences difficiles. Pour que le pire arrête d’étouffer le meilleur, il faut donc entreprendre une œuvre de compréhension et de libération sur soi(3).

Nous émettons une énergie positive
Une des idées est de prendre du recul sur ce que nous pourrions appeler nos travers - qui pourraient aussi être des cadeaux a y regarder d’un peu plus près ! - En fait, la mécanique est simple (à expliquer, plus difficile à mettre en œuvre) ; Lorsque nous  nous déchargeons de tous ce qui nous encombre, nous provoquons des changements en nous même qui semblent se répercuter sur l’extérieur. Ainsi, lorsque nous sommes confiants, nous émettons une énergie positive. C’est comme si cette énergie trouvait un écho quelque part et nous renvoyait ce que nous sommes nouvellement en mesure de recevoir(2) ; mais attention, cela n’arrive que si nous sommes prêt à le recevoir.

Ce que je sais, c’est qu’avec nos pensées, nous pouvons bâtir des raisonnements erronés, et donc, nous nous racontons des films, des histoires ; ainsi, nous ne nous apportons pas les réponses optimales ! Albert EINSTEIN aurait dit : « Nous ne pouvons résoudre les problèmes difficiles que nous rencontrons en demeurant au niveau de réflexion où nous nous trouvions lorsque nous les avons créés ».

Le vrai de nos vérités profondes
Là, j’enfonce probablement une porte ouverte, mais a bien y réfléchir… « Lorsque l’on sait ce que l’on veut, on trouve ce que l’on cherche » (c’est de moi ça). Le fond de ma pensée est d’être vraiment l’émetteur de nos vraies questions, chercher le vrai de nos vérités profondes, alors qu’en fait, nous jouons inconsciemment à duper nos réflexions (c’est normal, tous les organismes sont ainsi, c’est ce que l’on appelle l’homéostasie). Or, « lorsque tu n’es pas dans tes mots, tu n’es qu’un bruit » (je ne sais pas qui à écrit ça …), vous imaginez la pauvreté de l’écho comme proposé ci -dessus ?!

Avec ça, vous ne savez pas par quoi commencer ? Démarrer là où vous êtes, c’est parfait !

Surtout, ne croyez pas ce que j’écris, expérimentez-le ! 


(1)  « Petit traité de vie intérieure » par Frédéric LENOIR chez Pocket Evolution
(2)  « Lâcher prise pour trouver son équilibre » par Frédérique VAN HER chez EDITIONS ESI
(3)  « Le meilleur de soi » par Guy CORNEAU chez REPONSES/ROBERT LAFFONT


Le bien être au travail c'est rentable

« J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé » - Voltaire

Conjuguer business et sens
La crise économique actuelle, qui n’a pas la même signification que l’on soit chinois, allemand, suisse, polonais, hongrois… et qui peut même refléter des situations opposées (Cf managing crisis, coaching in time of crises *), amène un nombre croissant de nos concitoyens à vouloir de plus en plus concilier carrière et engagement.

De mon point de vue, ce besoin est amplifié par la souffrance au travail vécue par un grand nombre de français. Ce mal-être atteint des niveaux de coûts induits fa-ra-mi-neux ! Si vous saisissez « coûts du mal être au travail » sur Google (ici, le mal-être est lié à l’absentéisme, le turn-over, les accidents du travail, la démotivation, la maladie, les licenciements, le présentéisme, etc.), vous lirez que, pour une organisation, ces frais représentent globalement, au choix …  3 500€ par an par salarié ou 7% de la masse salariale ou 23% de perte de valeur ajoutée.
  
Conjuguer mieux-être et efficience
Maintenant que cela est écrit ... je me permets de vous proposer 2 pistes pragmatiques d’amélioration :

Celle-ci : Même s’il est difficile de vouloir changer le monde, les autres, ce qui est plus facile, c’est d’au moins essayer de commencer par soi même. Dans la littérature, de Socrate à Jung, en passant par Bouddha, Sénèque et consœurs, tous ont évoqués à leur manière et à leur époque, comment commencer « ici et maintenant ».  2500 ans de réflexions existentielles. Vous trouverez peut-être là, vos réponses à la quête de sens que vous traversez éventuellement dans votre job.

Celle-là : Notre vocation, depuis toujours, c’est de permettre à nos clients de conjuguer mieux-être et efficience… d'associer le développement du capital humain au profit des performances. Et ça marche ! vous êtes libre de le vérifier ici : Témoignages clients.

Dans tous les cas, je vous souhaite une excellente année 2013. 

* « Gérer les crises, le coaching en temps de crise »

Être ou paraître ?


« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce que l’on possède » - Saint Augustin

La recherche du bonheur habite l’Homme du début à la fin de sa vie
Marie Laure DELORME, journaliste, a rédigé un article sur le livre écrit par Daniel COHEN, économiste : « Homo economicus, prophète (égaré) des temps nouveaux »*. J’ai voulu résumer et partager ce papier car, ce qui me plaît dans ce bouquin, c’est qu’un économiste (plutôt cartésien, cerveau gauche) tisse des liens entre bonheur (abstrait) et finance (concret) ; Son constat est d’ailleurs sans appel : le niveau de richesse d’une nation ne dit rien du bonheur de son peuple, mais aussi, que ce même économiste, analyse avec clarté un modèle occidental défaillant et implorant un juste équilibre entre « compétition » et « coopération », ce que j’appelle  « coopétition » dans mon quotidien ; j’a-do-re !

L’humain est intentionnel
Les enquêtes se succèdent et se ressemblent. L’augmentation du revenu par tête n’entraîne pas l’augmentation du bonheur par tête. Les indicateurs du mal-être (dépressions, stress, suicides…) sont au rouge dans les sociétés riches. Le bonheur a tendance à stagner ou à régresser. Les explications avancées par Daniel Cohen sont profondes. Nous avons des difficultés à atteindre le bonheur car nous nous habituons à tout (nous voulons aller de l’avant). Nous avons des difficultés à atteindre le bonheur car nous nous comparons à tous (nous voulons gagner plus que l’autre). On catalogue, on classe, on compare, on consomme, le mieux l’emporte sur le bien. Mais « le mieux » n’est t’il pas « l’ennemi du bien ? » comme disait Voltaire.
 Daniel Cohen rapporte l’histoire du directeur d’un centre de transfusion sanguine qui décide d’offrir une prime aux donneurs de sang ; l’idée étant d’accroître ses stocks. Le résultat est inverse. Les donneurs ne veulent pas gagner de l’argent, mais se sentir utiles. L’employé marchant à la prime n’est pas l’employé marchant à l’estime.  L’économiste montre combien la bonne marche des organisations doit s’accompagner d’une prise en compte des comportements moraux de ses salariés … et les exemples sont nombreux. L’être humain est fait d’intérêt et d’idéaux, il est intentionnel, il a besoin de sens pour avancer.
Être ou paraître
Bonheur des individus et évolution des sociétés s’opposent. L’homme du XXIe siècle doit s’interroger sur sa conception d’une vie réussie. On n’arrive plus à être soi en voulant être comme les autres. On se focalise sur le sonnant et trébuchant. L’homme surestime les biens visibles (l’image donnée aux autres) et sous-estime les biens invisibles (le sens des choses). Dans une vie, on retient avant tout les moments puissants et non les moments paisibles.




Ce livre raconte un homme moderne passif et pensif devant son propre devenir, vivant dans un univers menaçant. . Un monde s’impose dans lequel les plus faibles sont éliminés et soumis au mépris des vainqueurs. Dans les entreprises comme dans les couples, les indicateurs de bien-être reculent. Pour l'économiste, rien n'est inéluctable dans ces évolutions. Mais à l'heure où des milliards d'humains se pressent aux portes d'un modèle occidental défaillant, il y a urgence à repenser le rapport entre la quête du bonheur individuel et la marche des sociétés. 
Surtout, ne croyez pas ce que j’écris, expérimentez-le !

* chez  Albin MICHEL